Saint-Joseph réduit le gaspillage alimentaire

En changeant de prestataire extérieur pour son restaurant scolaire à la rentrée d’avril, le collège et l’école Saint-Joseph ont résolument opté pour la lutte contre le gaspillage alimentaire et l’amélioration de la qualité des repas servis aux élèves.
Pas moins de 450 repas sont servis chaque jour par le groupe Restoria, attributaire de ce nouveau marché pour les quatre prochaines années. « Nous avons répondu à la demande de Patrick Gautier, directeur de Saint-Joseph. Il souhaitait, outre le fait d’améliorer la qualité des repas, recourir à des produits frais, favoriser les circuits courts et l’approvisionnement local de proximité et enfin cuisiner sur place, livre Jean Marc Lemarchand responsable des engagements chez Restioria. Nous avons proposé un concept mission zéro, qui consiste à réduire considérablement les émissions de déchets, responsabiliser et rendre autonomes les élèves. »
« Les locaux ont été aménagés, les cuisines ouvertes sur la salle de restaurant et l’accès au self améliorés, précise, quant à lui, Patrick Gautier. Nous avons par ailleurs supprimé les traditionnels plateaux et nous travaillons à ce que chaque élève gère lui-même ses apports culinaires selon son appétit, les assiettes devant être vides à la fin du repas. »
Au bout de quelques semaines, le nouveau fonctionnement du restaurant scolaire est plébiscité et fait l’unanimité chez les élèves et leurs familles.

Lancée par l’institution Saint-Joseph, la quatrième édition de la journée du handicap, baptisée « Handicap, on dit cap », a eu lieu vendredi dernier dans l’établissement, en parallèle avec l’association Handicap 2000, crée par les parents de Philippe Croizon, athlète et écrivain. Le marathon solidaire, auquel ont participé 500 collégiens et élèves de cours moyen, s’est déroulé cette année au parc des sports L’Enjeu, avec pour but de récolter le plus de fonds possibles, pour financer de jeunes en situation de handicap.
Franzy Rabin, qui a pu en bénéficier, était présent sur les lieux, au côté de Jean-Luc Thibaudeault. Le binôme va entreprendre un tour de France en juin 2020 avec 26 étapes à rallier en six semaines. Actuellement, ils sont en phase d’entraînement avec l’Amicale des cyclotouristes créchois (ACTC).
Un groupe de musiciens du foyer de vie Les Genêts, installé dans la cour du collège, était venu égayer la soirée. Et comme les années passées, dix ateliers de sensibilisation avaient été mis en place, animés par les professeurs. A citer également la participation des collèges de Saint-Pardoux, Vasles, Thénezay et Gourgé.
Une belle journée, placée sous le signe du sport et de la générosité, organisée dans un même élan de solidarité, et qui pourrait se conclure par cette jolie phrase de Daniel Jammet, savant autiste : « Vous n’avez pas besoin d’être handicapé pour être différent car nous sommes tous différents. »

Les élèves de classes de 4e et de 3e ont fait leur rentrée hier.
© Photo NR
Les années se suivent et se ressemblent du côté de l’ensemble scolaire Saint-Joseph de Parthenay. Avec 279 élèves en école primaire (contre 287 en 2017), de la maternelle en CM2, et 280 collégiens (contre 281 l’an passé), les effectifs sont stables dans cet établissement catholique d’enseignement, sous contrat avec l’État. « Nous sommes sous la tutelle de la congrégation des Frères de Saint-Gabriel mais nos programmes sont ceux de l’Éducation nationale », rappelle Marie-Pierre Gilbert, directrice de l’école primaire, alors qu’une école catholique hors contrat va ouvrir ses portes à Notre-Dame de la Couldre.
100 % de réussite au brevet Au total, vingt et un professeurs exercent au collège (onze classes), dont neuf nouveaux, et quatorze à l’école (onze classes également), avec un dispositif Ulis (*) pour chacune des deux entités. Le personnel non enseignant est quant à lui composé de 21 personnes. Tous travaillent dans des locaux qui ont connu peu de modifications cet été mais auront droit à d’importants changements à l’avenir. De nouveaux locaux pour la maternelle et une salle des personnels feront ainsi leur apparition. Les travaux, dont le coût s’élève à environ 900.000 €, débuteront dans le courant de l’année 2019.
Pour ce qui est de l’enseignement, « nous avons mis l’accent sur la pédagogie de la présence, afin d’être plus attentifs aux demandes des élèves, les accompagner et développer des pédagogies personnalisées », précise la directrice de l’école primaire, avant d’annoncer qu’une journée de la fraternité, avec ateliers et intervenants, sera organisée en décembre.
Même objectif du côté du collège où l’on veut « être plus proche du développement intégral de la personne », explique Patrick Gautier, le directeur, par ailleurs coordinateur de l’ensemble scolaire. Ce dernier ajoute que plusieurs spécificités de l’établissement seront reconduites cette année : les modules de découverte qui permettent de découvrir (de la 6e à la 4e) une activité artistique, culturelle ou sportive, des classes bilangues obligatoires dès la classe de 6e (anglais/allemand et anglais/espagnol), ou l’accompagnement en études du soir dispensé par des professeurs. Le but étant de conserver un taux de 100 % de réussite au brevet, comme en 2017 et 2018 : « Nous voulons continuer sur notre lancée. »
(*) Unités localisées pour l’inclusion scolaire d’élèves en situation de handicap


